COÛT ÉLEVÉ DES EXPERTISES MÉDICALES : PAS D’INDEMNISATION POUR LES VICTIMES DE MÉDIATOR

Les victimes de Médiator, sont nombreuses et pourtant toutes ne seraient peut-être pas indemnisées, en raison du coût des expertises médicales qui s’avère très élevé. Tel est le cas de Gérard L., un retraité de 65 ans, qui a pris le médicament des laboratoires Servier durant dix longues années. Il souffre aujourd’hui de valvulopathie, mais ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour faire une expertise médicale, qui permettrait de prouver la responsabilité de la prise de Médiator à sa maladie.

ÉGALITÉ D’ACCÈS À LA JUSTICE REMISE EN QUESTION

En l’absence d’une expertise médicale, il n’est pas possible d’établir le lien entre la prise des médicaments fabriqués par les laboratoires Servier et les maladies des victimes. Ces dernières ne peuvent donc pas obtenir une réparation devant les tribunaux. Certains cas sont complexes et les coûts peuvent même s’élever à hauteur de 12 000 euros. L’avocat de Gérard L., Me Charles Joseph-Oudin précise que sans une procédure civile, les victimes ne peuvent pas obtenir une indemnisation. Il évoque  la question de l’égalité d’accès à la justice.

Les victimes qui s’indignent des frais des expertises médicales, peuvent choisir la voie pénale. Me François Honnorat, spécialiste des questions de santé publique, souligne qu’elles peuvent déposer une plainte avec constitution de partie civile. La prise en charge des coûts de l’expertise, sera dans ce cas,  assurée par l’État. Toutefois, elle ajoute que la procédure risque de prendre du temps. A titre indicatif, les victimes de Médiator peuvent également se tourner vers l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux pour des dédommagements.

MÉDIATOR VENDU PAR SERVIER AUX PRATICIENS : PROPOS D’UNE EX-EMPLOYÉE

MÉDIATOR VENDU PAR SERVIER AUX PRATICIENS : PROPOS D’UNE EX-EMPLOYÉE

Exclusivité dans l’affaire Mediator…une ex-employée de la société Servier explique la démarche de commercialisation et de marketing de ce médicament. Cette nouvelle a été publiée le lundi 6 février 2012 dans la revue en ligne Le Figaro.

AFFAIRE MEDIATOR

Il est important de noter que le Mediator, utilisé par près de cinq millions de Français, a été enlevé du marché le 30 novembre 2009. Contenant du benfluorex, un coupe-faim, il était prescrit aux malades ayant des excès graisseux dans le sang et comme traitement complémentaire pour les personnes sujettes au diabète et à la surcharge pondérale. Principalement préconisé pour perdre du poids, le Mediator a pourtant eu des effets plus néfastes sur la santé des consommateurs. Il serait à l’origine d’un taux de mortalité de 500 à 2000 cas et aurait provoqué de graves lésions au niveau des valves du coeur.

En fait, le Mediator a été mis sur le marché au moment où l’Isomeride, un autre coupe-faim conçu par les laboratoires Servier, aurait été enlevé du dit marché en 1997.

PRATIQUES MANIPULATRICES DES LABORATOIRES SERVIER

L’ex-employée raconte que le recrutement de la société Servier se faisait selon des critères bien définis. Les représentantes de vente qui devaient se charger de la commercialisation du Mediator devaient correspondre à un certain idéal de beauté. Les belles filles blondes aux yeux bleus à l’allure agréable et charmante représentaient parfaitement cet idéal féminin. Elle nous indique même qu’il existait une chargée de formation qui formait les filles sur l’art vestimentaire et la façon de se tenir. «Elle mesurait même la longueur des jupes de certaines.»

L’ex-employée nous relate ses dix ans au sein de la société. Dix ans durant lesquels elle a dû vanter les mérites d’un médicament dont la qualité était fondée uniquement «sur des études animales ou sur des études avec des arguments sans réelle valeur».

MEDIATOR: URGENCE D’UN PROCÈS RAPIDE

MEDIATOR: URGENCE D’UN PROCÈS RAPIDE

Le président du tribunal correctionnel de Nanterre, Jean-Michel Huyat, a annoncé la date du premier procès pénal de l’affaire Mediator. Il se tiendra du 14 mai au 6 juillet devant le tribunal de Nanterre.

Le tribunal avait refusé les requêtes de l’avocat du groupe pharmaceutique Servier, incriminé dans cette affaire. En effet, l’avocat Me Hervé Téminme avait demandé que les charges retenues contre son client soient considérées comme nulles et irrecevables.

CAS DE DÉCÈS LIÉS AU MEDIATOR

Le Médiator est un médicament antidiabétique et est utilisé comme coupe-faim. Le Mediator est pointé du doigt car entre 1979 et 2009, on a recensé 500 à 2000 décès parmi les utilisateurs réguliers de ce médicament.

Le groupe pharmaceutique Servier, fondé par Jacques Servier aujourd’hui âgé de 88 ans, doit répondre à deux chefs d’accusations: tromperie aggravée et blessures et homicides involontaires. L’affaire Mediator est très complexe et le procès devrait durer plusieurs années.

PROCÈS RAPIDE

Les avocats des victimes, Me Charles Josep-Oudin et Me Francois Honnorat, utilisent toutes leurs armes pour un procès rapide. Ils espèrent que les victimes seront indemnisées et que les coupables soient enfin jugés.

L’affaire Mediator se poursuit et dans l’optique d’accélérer le processus, le siège de l’Afssaps a été perquisitionné récemment. L’affaire suit son cours.

L’INDEMNISATION BEAUCOUP TROP LENTE

Les victimes du produit pharmaceutique Médiator ainsi que les associations de soutien déplorent la lenteur des procédures d’indemnisation. Pour rappel, ce médicament antidiabétique a causé au moins 3500 hospitalisations et 500 morts en 30 ans.

LA SITUATION DES VICTIMES

Selon Gérard Raymond, président de « l’Association Française des Diabétiques », « l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux » (Oniam) doit traiter au moins 5,700 dossiers pour venir en aide aux victimes. Toutefois, ces procédures d’indemnisation se font de plus en plus lentes. Opinion partagée par « l’AAAVAM » (Association d’aide aux victimes des accidents de médicaments).

De son côté le Président de « l’Oniam », Erik Rance, souligne que l’Office traite 60 dossiers par semaine.

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand avait promis d’indemniser les victimes dans l’espace d’un an. Ainsi, les officiers du Ministère précisent qu’une réunion intitulée « réunion de Comité du suivi pour le Médiator » aura lieu en mars afin de voir s’il y a lieu de renforcer l’équipe s’occupant des dossiers à nouveau.

RÉFORME DU MÉDICAMENT: L’AVIS DE LA REVUE PRESCRIRE

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé jeudi la réforme du médicament suite à l’affaire Médiator. Selon le directeur de la revue Prescrire, le Dr Bruno Toussaint, plusieurs bonnes mesures y font parties mais elles doivent être complétées et appliquées.

Ce n’est pas aux patients de signaler les effets indésirables des médicaments

POINTS RELEVÉS

Le vendredi, le Dr Bruno Toussaint a souligné que plusieurs éléments importants n’y faisaient pas partie. Nous retrouverons notamment : une recherche clinique publique développée et comment les pharmaciens vont être rémunérés.

De plus, il relève que ce n’est pas aux patients de signaler les effets indésirables des médicaments aux agences.

Le Dr Bruno Toussaint appuie le fait que l’industrie pharmaceutique (Leem) refuse le financement de la formation médicale continue (FMC) des médecins.

L’idée de revoir tous les médicaments par l’Igas est très appréciée par le directeur éditorial de la revue.

POUR ALLER PLUS LOIN…

Le nombre d’exemplaires de la revue Prescrire a augmenté de cinq milles après l’affaire Médiator.

COÛT ÉLEVÉ DES EXPERTISES MÉDICALES : PAS D’INDEMNISATION POUR LES VICTIMES DE MÉDIATOR

Alors qu’un rapport émis par l’Académie de médecine indique que le médicament générique n’est pas la « copie conforme de la spécialité princeps » (médicament original), Dominique Maraninchi, le président de l’agence du médicament, précise que les médicaments génériques sont aussi efficaces que les médicaments de marque et dément la baisse de 3% de vente de ces produits.

PRINCIPE ACTIF UTILISÉ

Le générique est un médicament composé d’un principe actif qui traite la maladie, et des excipients qui servent à lui donner du goût. Ce sont seulement les excipients qui changent dans le médicament ou le générique.  Ceci n’affecte aucunement l’efficacité du médicament.  Le générique promet la même qualité et sécurité que l’original.

PRÉSENTATION DES MÉDICAMENTS

La présentation du médicament peut troubler certaines personnes, comme un comprimé au lieu d’une gélule.  Il s’agit là d’un facteur psychologique et n’a aucun lien avec un médicament original ou générique.  La nouvelle loi instaurée sur la sécurité du médicament autorisera bientôt les fabricants de génériques d’assortir leurs présentations pour s’apparenter à celles des princeps.  Par ailleurs, il importe de faire ressortir que les génériques sont bien plus contrôlés que les princeps.  L’agence du médicament a effectué 1065 contrôles sur des génériques finis.

XAVIER BERTRAND RENFORCE LES INDEMNISATIONS

 scandale de Mediator

MÉDIATOR : AU MOINS 1300 PERSONNES DÉCÉDÉES EN FRANCE

Alors que les déclarations de Jacques Servier supposaient seulement trois morts en France, de 1976 à 2009, Médiator a entraîné 3100 hospitalisations et 1300 personnes en sont mortes. En effet, c’est ce que révèle une étude conduite par Mahmoud Zureik, qui précise que les chiffres des travaux précédents, soit 1000 à 2000 morts, ont été sous-estimés.

MÉDICAMENT POUR MAIGRIR

  • Médiator
Médiator est un médicament à base de benfluorex, un coupe-faim, prescrit dans le traitement des excès de graisses du sang et dans le traitement additionnel chez les diabétiques en surpoids. Cette molécule était indiquée pour maigrir. Ce n’est qu’en 2009 que les autorités ont procédé à son retrait sur le marché.Les auteurs de ces travaux ont étudié les effets indésirables importants de ce médicament : les atteintes valvulopathies et les atteintes des valves cardiaques ayant nécessité des hospitalisations et opérations, et ont même causé des décès. Avant que Médiator ne soit interdit sur le marché en France, 145 millions de boîtes ont été commercialisées.

XAVIER BERTRAND RENFORCE LES INDEMNISATIONS

Suite au scandale de Mediator, Xavier Bertrand annonce qu’il renforce les procédures d’indemnisations afin de venir en aide aux victimes.

LA SITUATION DES VICTIMES

Pour rappel, le produit antidiabétique Médiator avait causé pas moins de 3500 hospitalisations et 500 morts. Au moins trois millions de personnes ont consommé ce produit en France.

Les victimes attendent une indemnisation depuis plus d’un an. Le Ministre de la Santé rappelle  aux patients qu’ils peuvent entamer une action pénale et qu’ils seront rapidement indemnisés. Selon Xavier Bertrand, le panel d’experts examine au moins soixante cas par semaine.

Les victimes de Mediator peuvent télécharger un formulaire de demande d’indemnisation ou une fiche pratique de l’ONIAM pour mieux comprendre les procédures d’indemnisations.

Il est aussi possible de prendre contact avec les conseillers de l’ONIAM

effets indésirables des principes actifs Propecia et Proscar. Même après l’arrêt de la prise de ces médicaments

LES EFFETS SECONDAIRES DU PROPECIA ET DU PROSCAR

MISE EN GARDE CONTRE LES EFFETS SECONDAIRES DU PROPECIA ET DU PROSCAR SUR LES NOTICES

 

Suite à la demande de l’Agence Américaine des Médicaments (FDA), le laboratoire Merck devra intensifier la mise en garde des éventuels effets indésirables de Propecia et Proscar, notamment la baisse de la libido, le risque d’infertilité et l’altération de la qualité de sperme.

RAPPORT DE L’AFSSAPS EN MARS

Ce sont principalement les dermatologues qui prescrivent à leurs patients le Propecia. Ce médicament est en vente en Amérique depuis 1997 et en France depuis 1999. En mars dernier, l’Afssaps avait déjà évoqué les effets secondaires d’ordre sexuel de ce principe actif lors d’études cliniques. Elle avait souligné que les effets indésirables pouvaient être transitoires ou réversibles après l’arrêt de la prise de ces médicaments. Pour rappel, Propecia est utilisé dans le traitement de la calvitie. Il sert à obstruer la testostérone.

DES EFFETS QUI PERDURENT MÊME APRÈS L’ARRÊT

Suite aux nombreux cas rapportés en outre-Atlantique, l’autorité sanitaire américaine a demandé au laboratoire Merck de renforcer les avertissements contre les potentiels effets indésirables des principes actifs Propecia et Proscar.

Même après l’arrêt de la prise de ces médicaments, les patients manifestent toujours des problèmes d’impuissance. Aux États-Unis, de nouvelles notices figurent sur ces médicaments, informant les usagers que les troubles peuvent perdurer. Deux cas d’impuissance irréversibles ont été enregistrés en France chez des patients sous traitement de Propecia. Toutefois, le laboratoire Merck nie ces allégations concernant l’éventualité d’effets secondaires produits par ces deux médicaments.