RÉFORME DU MÉDICAMENT: L’AVIS DE LA REVUE PRESCRIRE

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé jeudi la réforme du médicament suite à l’affaire Médiator. Selon le directeur de la revue Prescrire, le Dr Bruno Toussaint, plusieurs bonnes mesures y font parties mais elles doivent être complétées et appliquées.

Ce n’est pas aux patients de signaler les effets indésirables des médicaments

POINTS RELEVÉS

Le vendredi, le Dr Bruno Toussaint a souligné que plusieurs éléments importants n’y faisaient pas partie. Nous retrouverons notamment : une recherche clinique publique développée et comment les pharmaciens vont être rémunérés.

De plus, il relève que ce n’est pas aux patients de signaler les effets indésirables des médicaments aux agences.

Le Dr Bruno Toussaint appuie le fait que l’industrie pharmaceutique (Leem) refuse le financement de la formation médicale continue (FMC) des médecins.

L’idée de revoir tous les médicaments par l’Igas est très appréciée par le directeur éditorial de la revue.

POUR ALLER PLUS LOIN…

Le nombre d’exemplaires de la revue Prescrire a augmenté de cinq milles après l’affaire Médiator.

COÛT ÉLEVÉ DES EXPERTISES MÉDICALES : PAS D’INDEMNISATION POUR LES VICTIMES DE MÉDIATOR

Alors qu’un rapport émis par l’Académie de médecine indique que le médicament générique n’est pas la « copie conforme de la spécialité princeps » (médicament original), Dominique Maraninchi, le président de l’agence du médicament, précise que les médicaments génériques sont aussi efficaces que les médicaments de marque et dément la baisse de 3% de vente de ces produits.

PRINCIPE ACTIF UTILISÉ

Le générique est un médicament composé d’un principe actif qui traite la maladie, et des excipients qui servent à lui donner du goût. Ce sont seulement les excipients qui changent dans le médicament ou le générique.  Ceci n’affecte aucunement l’efficacité du médicament.  Le générique promet la même qualité et sécurité que l’original.

PRÉSENTATION DES MÉDICAMENTS

La présentation du médicament peut troubler certaines personnes, comme un comprimé au lieu d’une gélule.  Il s’agit là d’un facteur psychologique et n’a aucun lien avec un médicament original ou générique.  La nouvelle loi instaurée sur la sécurité du médicament autorisera bientôt les fabricants de génériques d’assortir leurs présentations pour s’apparenter à celles des princeps.  Par ailleurs, il importe de faire ressortir que les génériques sont bien plus contrôlés que les princeps.  L’agence du médicament a effectué 1065 contrôles sur des génériques finis.

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