MEDIATOR: URGENCE D’UN PROCÈS RAPIDE

MEDIATOR: URGENCE D’UN PROCÈS RAPIDE

Le président du tribunal correctionnel de Nanterre, Jean-Michel Huyat, a annoncé la date du premier procès pénal de l’affaire Mediator. Il se tiendra du 14 mai au 6 juillet devant le tribunal de Nanterre.

Le tribunal avait refusé les requêtes de l’avocat du groupe pharmaceutique Servier, incriminé dans cette affaire. En effet, l’avocat Me Hervé Téminme avait demandé que les charges retenues contre son client soient considérées comme nulles et irrecevables.

CAS DE DÉCÈS LIÉS AU MEDIATOR

Le Médiator est un médicament antidiabétique et est utilisé comme coupe-faim. Le Mediator est pointé du doigt car entre 1979 et 2009, on a recensé 500 à 2000 décès parmi les utilisateurs réguliers de ce médicament.

Le groupe pharmaceutique Servier, fondé par Jacques Servier aujourd’hui âgé de 88 ans, doit répondre à deux chefs d’accusations: tromperie aggravée et blessures et homicides involontaires. L’affaire Mediator est très complexe et le procès devrait durer plusieurs années.

PROCÈS RAPIDE

Les avocats des victimes, Me Charles Josep-Oudin et Me Francois Honnorat, utilisent toutes leurs armes pour un procès rapide. Ils espèrent que les victimes seront indemnisées et que les coupables soient enfin jugés.

L’affaire Mediator se poursuit et dans l’optique d’accélérer le processus, le siège de l’Afssaps a été perquisitionné récemment. L’affaire suit son cours.

L’INDEMNISATION BEAUCOUP TROP LENTE

Les victimes du produit pharmaceutique Médiator ainsi que les associations de soutien déplorent la lenteur des procédures d’indemnisation. Pour rappel, ce médicament antidiabétique a causé au moins 3500 hospitalisations et 500 morts en 30 ans.

LA SITUATION DES VICTIMES

Selon Gérard Raymond, président de « l’Association Française des Diabétiques », « l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux » (Oniam) doit traiter au moins 5,700 dossiers pour venir en aide aux victimes. Toutefois, ces procédures d’indemnisation se font de plus en plus lentes. Opinion partagée par « l’AAAVAM » (Association d’aide aux victimes des accidents de médicaments).

De son côté le Président de « l’Oniam », Erik Rance, souligne que l’Office traite 60 dossiers par semaine.

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand avait promis d’indemniser les victimes dans l’espace d’un an. Ainsi, les officiers du Ministère précisent qu’une réunion intitulée « réunion de Comité du suivi pour le Médiator » aura lieu en mars afin de voir s’il y a lieu de renforcer l’équipe s’occupant des dossiers à nouveau.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *